Nouvelle-Zélande, part #1

Publié le par Fabien et Séverine

 

Aotearoa, ou “long nuage blanc” en maori. C’est ainsi que les premiers habitants de l’île ont nommé cette longue bande de terre au large de son immense voisin, l’Australie. Depuis notre vol de Sydney vers Dunedin, nous ne pouvons que confirmer que ce nom qualifie bien l’île. Nous rajouterions même “long nuage blanc balayé par le vent” tant l’atterrissage fut chaotique… Plus de peur que de mal finalement. Dunedin, donc, est une des rares agglomération de l’île du Sud que l’on peut qualifier de “ville”. C’est ici que les immigrés Ecossais ont posé leurs bagages, produit leur bière et fait paitre leurs montons. Bordant la ville, la péninsule d’Otago nous offre le premier lot de paysages magnifiques du pays : imaginez la mer tentant de se frayer un chemin à travers la terre, et vous obtenez des criques aux eaux calmes, des falaises qui tombent à pique, des lagons, des estuaires, des deltas, des collines… tous les reliefs sont ici présents sur quelques kilomètres. Le long de la côte, otaries et  oiseaux des bords de mer nous accueillent. Mais pas les fameux manchots à œil jaune (yellow-eyed penguins), espèce endémique au sud de la Nouvelle-Zélande et highlight de la région (enfin, pas pour cette fois…). Dunedin est pour nous l’occasion de prendre notre voiture de location et de compléter notre matériel de camping avant de partir pour cinq semaines de route qui nous mèneront du sud de l’île du Sud au nord de l’île du Nord. Le sud de l’île du Sud, et plus précisément sa région côtière nommée les “Catlins ”, est une succession de baies et de falaises balayées par des vents océaniques venus droit de l’Antarctique (et donc : froid, très froid). Le matériel de camping est immédiatement testé dans les pires conditions, et il s’en sort avec brio! sur le site de Curio Bay, nous observons des dauphins d’Hector, la plus petite espèce de dauphin endémique à cette région  et des manchots a œil jaune (cette fois nous en avons vu deux !). Non loin de Curio Bay se trouve le lieu-dit de “Slope Point”, soit le point le plus au sud de l’île du Sud. Tant à l’est qu’à l’ouest, aucune terre en vue sur des milliers de kilomètres. Alors le vent peut souffler de toute sa force et sa vigueur. Un ouragan sans commencement ni fin. Et l’on comprend mieux pourquoi la laine merino est si chaude! Les rares arbres assez téméraires pour oser défier Eole paient cher leur audace et se voient contraint de regarder le monde de travers.

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Fiordland National Parc

Nous remontons ensuite vers le nord et le parc national des fiords. L’île du Sud est traversées par les Alpes du Sud,une chaine de montagne de quelques 650 km de long. Les glaciations successives ont modelé le paysage et créé ces fiords, des vallées glacières remplies par la mer. Région immense et incroyablement sauvage. Seule une route amène le touriste au Milford Sound, l’une des principale attraction de Nouvelle-Zélande. Il est impressionnant de voir comme le pays réussi à se vendre. La Nouvelle-Zélande est au bout du Monde pour les Européens, et très éloignée de l’Amérique du Nord, de la Chine ou du Japon. Et pourtant, elle réussi à amener des flots de touristes dans ses vallees les plus reculées et vent sa laine et ses kiwis aux Antipodes. Certes, les paysages ici sont incroyables, et plus encore si l’on a la chance comme nous d’avoir le beau pour la croisière entre les falaises abruptes densément peuplées de mousses, fougères et autres arbustes. La route menant au site offre des paysages alpins avec vues sur des montagnes granitiques et leurs névés, et ce malgré que l'on soit presque au bord de l'ocean. C'est d'ailleur le long de cette route que nous trouverons le camping qui reste à ce jour le plus beau que l'on au eu en Nouvelle-Zélande.Et pour une fois que nous nous retrouvons sans vent ni pluie, nous découvrons alors les terrifiantes sandflies. Démons créés par le diable pour rappeler aux mortels leurs misérable fragilité, ces petites mouches surgissent et se ruent et sur le moindre bout de peau laissé négligemment à l'air libre pour sucer le sang des vicitmes. Celles -ci se souviendront de leur imprudence en grattant, grattant et grattant encore les boutons résultant du passage de ces affreuses bestioles.

 

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Westcoast National parc (ou Wet Coast National parc ?)

Au nord de la région des fiords, ce parc national est connu dans tout l'hemisphère sud pour ses glaciers decendant du massif du mont Cook et dont la langue de glace se jete presque dans la mer. Les magnifiques forets pluviales ou les fougères arborescentes atteignent parfois les dix mètres de haut et ses plages ou nichent pingouins et autres oiseaux des mers. Les locaux connaissent surtout ce parc pour son climat: plus de trois mètres de précipitations sur la cote et plus de sept dans les montagnes! Pas de miracle: pour des fougeres et des glaciers en bonne santé, il faut de l'eau, beaucoup d'eau! Nous zeuterons donc regulièrement le ciel pour choisir les meilleurs moments pour découvrir la région a pied ou en voiture. Si les glaciers sont jolis et impressionnants (comme déja dit, mais on insiste: ils se portent bien, pas commen chez nous), cela reste des glaciers et nous retrouvons la morphologie du paysage de chez nous. Deux belles découvertes dans la region: Jackson bay et son air de bout du bout du monde, ses belles forets et son petit resto offrant des produits de la mers on-ne-peut plus frais, et la Copland Valley ou nous nous sommes essayés au "tramping", version locale du "trekking", soit la randonée. Ici, nous trouvons des cabanes un peu partout, tout comme des sentiers de marche, mais il faut etre indépendant. Donc, porter tout notre materiel pour cuisiner, manger, ainsi que nos sacs de couchage. Le sac est donc plus lourd que pour une randonnée dans nos Alpes. Et la cabane, a quelques six heures de marche (heureusement, pas trop de montée). Et les rivières... tantot un pont, tantot pas. Bref, de la vraie randonnée. C'est donc fatigué que nous atteignons la cabane et ses ... souces thermales. Ce n'est pas par pur hasard que nous nous sommes lancés dans cette vallée, mais bien pour profiter de cett eau chaude sortie droit des entrailles de la Terre et soulager nos muscles endoloris. Le site est simplement grandiose: nous sommes seul (avec quelques centaines de sandflies) a tremper dans ces bassins avec vue sur les montagnes et leurs neiges éternelles.

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La suite de voyage passera par un retour sur la cote est et la région d'Abel Tasman et des sound de Malborough. Mais ca, ce sera pour la prochaine fois...

N oubliez pas de regarde l album photo en cliquant sur ce lien

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Publié dans Nouvelle Zelande

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P
Heureux d'apprendre que vous avez bien profité de votre bain en eau chaude. Ca réchauffe ceux qui sont restés au pays et qui subissent des températures négatives et bisées depuis une semaine. Que<br /> votre périple se poursuive dans les bonnes conditions que vous décrivez, c'est là notre voeux. Bizous à vous Deux.
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E
formidable ce voyage vous visiter des régions incroyables loin de tout quel courage.si vous passez par twizel passez dire bonjour a mon neveu Dominique Collaud et a sa famille de ma part.Je vous<br /> embrasse et bonne suite pour votre voyage
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R
Salut les aventuriers...Ò que ces forêts primaires sont splendides: cela me rappelle Sulawesi et les forêts des brumes pleines de lichens partout...Les Sandflies, tiens tiens comme en Ecosse avec<br /> les "migees"...Profitez à fond, ici on frise la période glaciaire...
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S
Quelle belle définition vous avez trouvée pour définir les sandflies. Je porte encore les marques de leurs morsures. Les moustiques suisses me font bien rigoler maintenant !!!! Contente que ce<br /> magnifique pays vous plaise, n'oubliez pas de vous arrêter à Katikati ça vaut la peine. Bisous à vous deux.
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