Bangkok et sud du Laos

Publié le par Fabien et Séverine

 

Nouveau continent, nouvelle culture, et presque un nouveau voyage après la Nouvelle-Zélande. Après douze heures de vol, nous atterrissons à Bangkok, au cœur de l'Asie du Sud-est.

Bangkok

S'il y a des villes qui, malgré un Monde en perpétuel changement, garderont toujours quelque chose de spécial, Bangkok en fait assurément partie. La ville s'étend aujourd'hui à l’infini sur la plaine fertile de l'ancien royaume de Siam, les buildings poussent partout, rappelant que la crise asiatique des années nonante est derrière, et avec une classe moyenne émergeante, amenant avec elle son balais de voitures encombrant encore plus des rues qui n'en peuvent plus d'un traffic débordant. Et Bangkok sera toujours unique. Afin d'affronter l'air chaud et humide, la vie démarre dès le lever du jour, et c'est alors une fourmilière qui s'active, ou chacun avale sur le pousse une soupe de noodle dans un des multiples petits restaurants de rue (pas plus qu’une cuisine ambulante, quelques tables et chaises en plastique), avant d’aller vaquer a ses occupations. Le soleil tape ensuite si fort que la vie se poursuit a Bangkok - Palais royall'ombre. En déambulant dans un des innombrables marchés de la ville, les bruits, les odeurs, les couleurs se mélangent et encensent nos sens. Ici, les produits de la mer, encore vivants dans une bassine d'eau, crabes, crevettes, poissons et autres fruits de mers de toutes formes, la les fruits et légumes - c'est la saison des mangues, fraises et ananas, et encore le quartier des bouchers, ou pendent les carcasses de volailles, bœufs et porcs. Car Bangkok a la cuisine dans le sang. Pas un petit restaurant de rue ne nous offrira un met mal épicé ou lâchement préparé. Pour un prix dérisoire nous obtenons toujours des plats avec un subtil mélange d'épices et d'herbes aromatiques - coriandre, basilique, citronnelle... une expérience gustative toujours réussie. Bangkok, ville moderne et plateforme économique, mais ou sa culture thaïe traditionnelle n’est jamais bien loin. Elle se retrouve dans la manière si douce qu’ont les Thaïlandais de serrer les paumes de leurs mains pour saluer son prochain, ou de s’incliner devant les images de Bouddhas avec dévotion et ferveur, espérant ainsi s’offrir un meilleur présent, une meilleure réincarnation. Cette foi en une culture bouddhiste permet aux habitants de Bangkok de s’élever au-dessus du stress de la ville et de maitriser les événements avec calme et patience. Pas de conflits, mais des dialogues; le sourire comme langage universel. Cette attache à la culture bouddhiste, nous la retrouvons dans les multiples temples de la ville, les plus connus étant ceux du palais royal, le Wat Pho et Wat Arum. Le palais royal fut la résidence des rois jusqu’en 1925 – la Thaïlande étant une monarchie constitutionnelle - Rama IX, 65 ans de règne, est le roi très apprécié du peuple. Le temple du palais abrite une richesse incroyable avec ses toits en or, ses façades en porcelaine chinoise et incrustées de nacre, ses sols en marbre d’Italie… et le bouddha d’Emeraude, une statue de septante centimètres taillée dans un unique bloc de jade, symbole religieux de la dynastie Chakri (le roi actuel) et emblème vénéré par les bouddhistes. Proche du palais, le Wat Pho et son bouddha couché de quarante-cinq mètres de long, recouvert d’or, et le Wat Arum et sa pagode de plus de septante mètres au style khmer ajoutent au quartier historique encore plus de richesse.

Mais il nous faut partir, nous arracher de cette ville qu’on apprécie, et découvrir les autres richesses qu’a à offrir cette région d’Asie. Nous avons cinq semaines devant nous, et avons opté pour une remontée du Laos du sud au nord, le long du Mékong. Nous retrouverons la Thaïlande au Nord et descendrons sur Bangkok, avec plus ou moins d’arrêts en chemin selon le temps à disposition.

Laos

Isolé du Monde, presque oublié, le Laos est une petite terre coincée entre les géants Thaï et Vietnamien. Si le XXe siècle fut marqué par l’Occident, avec la colonisation par la France et les bombardements américains lors des guerres d’Indochine, le XXIe siècle place aujourd’hui le Laos, officiellement communiste, sous l’influence de la Chine et du Viêt-Nam, historiquement, et donc culturellement, le pays est proche de la Thaïlande, et son peuple (en tout cas pour ceux vivant dans la plaine du Mékong) est bouddhiste. Le Laos, un pays plutôt méconnu ? Alors raison de plus pour aller le découvrir !

Nous entrons par la ville de Pakse, une grande ville à l’échelle laotienne, pays rural par excellence. Après Bangkok, Pakse ressemble plus à une petite bourgade paisible. Paisible est d’ailleurs certainement le mot qui décrit le mieux le Laos. Ici, la vie suit son court tranquillement, comme le Mékong, le véritable axe de vie du pays qui s’écoule lentement. Le Laos ne possède peut-être pas la richesse culturelle de la Thaïlande ou les paysages du Viêt-Nam, mais il possède un peuple d’une gentillesse immense. La famille, la communauté et le sourire comme richesse, n’est-ce peut-être pas là l’essentiel? Cette hospitalité, nous avons eu l’occasion de la rencontrer à  plusieurs reprises déjà. Que ce soit dans un homestay dans un village sur une ile du Mékong ou Fabien pu se tester au Kataw, sorte de volley-ball avec les pieds, ou dans ce petit restaurant de Paksong, à gouter le schnaps local avec le tenancier qui nous chanta une vieille chanson française. Et tous ses enfants et leurs frimousses si jolies nous faisant signe de la main suivi d’un « sabaydie » aigu (bonjour) plein de spontanéité.

Nous fuyons la chaleur écrasante des bords du Mékong pour le plateau du Bolaven. Les routes étant maintenant goudronnées et la circulation très rare, découvrir la région en moto est une pratique assez courante. Alors que nous prenons de l’altitude, la foret se densifie et gagne en verdure, l’air est plus frais. Des cascades parsèment la route, ainsi que des plantations de… café. Méconnu, le café du Laos fut dans les années 1920 réputé comme un des meilleurs du Monde et exporté dans les grands cafés de la place parisienne. La décolonisation et une guerre civile ont ruiné ce savoir-faire, qui aujourd’hui renait pour le plaisir de nos papilles gustatives. De nombreux projets de développement durable et agriculture biologiques sont en cours, amenant des kits (monnaie locale) bien apprécies aux communautés locales. En chemin, nous découvrirons également le savoir-faire des garagistes locaux, car, sans grande surprise d’ailleurs, Fabien a crevé un pneu. Les motos laotiennes semblent passer plus de temps chez le garagiste que sur la route…

001-Bangkok-et-Laos 0115Nous sommes maintenant à Tha Khaet, une bourgade le long du Mékong, dans le centre du pays. Nous avons mis quelques neuf heures de bus pour couvrir les 350 kilomètres qui nous séparaient de Pakse, preuve qu’ici, il faut prendre le temps et tout ira bien. Nos intestins résistent sans grand soucis au régime asiatique. On notera quand même au passage que, quand on a vu (et survécu) à l’Inde, on peut voyager partout sans soucis. La cuisine laotienne, peut-être globalement moins raffinée que celle de Bangkok, est excellente. Les mets  à  base de noddle ou de riz gluant sont d’influences thaï ou vietnamienne, et viennent toujours avec un touche personnelle. Boeuf, porc ou poulet (voire canards, chèvres, grenouilles et autres insectes - on na pas encore tout testé ), la cuisine est variée.

La suite du programme: petit trek au centre Laos, puis en route pour la capitale Vientiane et le nord du pays, qu’on dit plus beau (et plus touristique). A voir. Mais d’ores et déjà, le Laos mérite à être connu, et – surtout – vécu. Nous ne manquerons pas de boire une bière locale (boisson nationale) sur une terrasse en observant le coucher du soleil sur le Mékong. Vous en conviendrez : il y a pire comme situation !

Quelques photos dans l’album, que vous trouverez en cliquant ICI.

001-Bangkok-et-Laos 3116Et merci pour vos commentaires. On espère vous faire un peu voyager avec nos quelques mots et photos. Et plus encore: vous donner envie de venir ici.

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Publié dans Asie du Sud-est

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R
Bravo pour ces magnifiques diaporamas et textes enrichissants. Que de beaux souvenirs à emporter et à nous<br /> faire partager. Bonne continuation et profitez encore un max<br /> de ces dernières semaines de découvertes. A tout bientôt. Biz<br /> Josiane & Jean
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I
Merci de nous faire partager ce magnifique voyage. En effet l'envie ne manque pas d'aller découvrir ce magnifique pays. Magnifiques photos également . Bonne suite, bise Isabelle
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P
Le pays des milles sourires et du pneu crevé, je m'en souviendrai à votre retour. Et j'attends avec impatience la photo du riz aux insectes laotiens ... juste pour votre mille et unième sourire !<br /> Vite la suite ...
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L
Coucou!<br /> Merci pour votre description du Laos. Que de souvenirs en vous lisant...<br /> Bonne suite<br /> Leonore
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M
bisou à vous deux le Laos je vous envie....merci pour les images
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